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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 19:28

http://www.ps-joue.fr/wp-content/uploads/2010/11/Ecole-salle-de-classe.jpgPour le MoDem, c'est à l'Ecole que tout commence pour offrir à chaque enfant la chance de s’épanouir, de réussir et de trouver sa place. A la suppression de 50 000 postes depuis 2007 et la fermeture de près de 1600 classes à la rentrée, nous offrons :de repenser le temps scolaire pour réduire le poids quotidien d'enseignement ; de protéger les moyens de l’Éducation Nationale dans un accord avec des buts clairs et cohérents ;un financement garantissant la maîtrise de la lecture et l'écriture ;de tester des formats de collèges hors les murs.

Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie locale - Communauté : Jeunes Démocrates/MoDem
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 12:44

http://www.lesdemocrates93.fr/wp-content/uploads/2011/06/Pierre-Olivier-Carel.jpgConformément aux statuts du Mouvement Démocrate, les élections internes du Mouvement Démocrate de Seine-Saint-Denis se sont déroulées le samedi 18 juin 2011. Les adhérents devaient voter pour choisir leur Président départemental ainsi que les 30 membres constituant le Conseil départemental.

Pierre-Olivier CAREL, qui occupait jusqu’alors les fonctions de Délégué départemental, a été élu pour 3 ans dès le premier tour Président du Mouvement Démocrate de Seine-Saint-Denis, en ayant obtenu la majorité absolue (68,08%) et ayant dépassé le quorum du quart des inscrits. Sabrina ASSAYAG, candidate MoDem aux dernières élections cantonales aux Pavillons-sous-Bois, a vu la liste qu’elle conduisait pour constituer le Conseil départemental, largement plébiscitée (70,83%) et pourra compter sur une majorité confortable.

Ces élections ont été marquées par une bonne mobilisation des adhérents, puisque 65% des personnes à jour de cotisation ont voté.

Pierre-Olivier CAREL a exprimé la volonté de poursuivre son action dans un esprit de rassemblement en vue des échéances électorales à venir en 2012 et 2014. Il a réaffirmé la détermination collégiale du MoDem 93 de construire une action politique singulière, celle qui persiste à refuser les clivages archaïques, à relever les défis du XXIème siècle dans une dimension européenne et à aspirer à une réelle démocratie moderne fondée sur des valeurs humanistes.

——————————

Résultats détaillés :

Présidence du Mouvement Démocrate de Seine-Saint-Denis

Pierre-Olivier Carel: 68,06 %
Pascal Dewaele: 13,89 %
Tony Poletti: 16,67 %
Blancs: 1,39 %

Le quart des électeurs inscrits ayant été atteint (65 %), Pierre-Olivier Carel est élu Président du MoDem 93.

Conseil départemental

Liste « Rassemblement Orange 93″ conduite par Tony Poletti: 26,39 % – 8 élus
Liste « Seine-Saint-Denis en Mouvement » conduite par Sabrina Assayag: 70,83 % – 22 élus
Blancs: 2,78 %

Sont donc élus au Conseil départemental:

Liste « Rassemblement Orange 93″: Tony Poletti, Claire O’Petit, Montasser Charni, Carole Brévière, Serge Bardin, Danielle Ruiz, Patrick Bouchard, Hélène Maffrand
Liste « Seine-Saint-Denis en Mouvement »: Sabrina Assayag, Pierre-Olivier Carel, Claire Vigeant, Patrick Bruch, Christine Dupuy, Damien Sirven-Monnier, Tiziana Zumbo-Vital, Antoine Pontone, Michèle Picot-Brunel, Rezak Bezzaouya, Ana-Maria Pereira, Raphaël Scialom, Evelyne Guilhou, Georges Amzel, Michèle Lelu, Zacharias Diakité, Yamina Khelifi, Mehdi Hafsi, Nicole Rivoire, Albert Kalaydjian, Annie Petitjeanin, Michel Hinard.

Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie départementale - Communauté : Mouvement Democrate
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 13:09

2817152329_f18179f9de.jpgFrançois Bayrou était l'invité de RTL le mardi 12 juillet, où il est revenu sur la crise de la dette qui touche la zone euro. Une crise qui était "prévisible" selon le président du Mouvement Démocrate. "C'est toute la zone euro qui est gravement menacée par les difficultés de la Grèce", a-t-il déclaré. "Il faut en tout cas une réaction rapide et collective de l'Europe", a-t-il répété.

RTL : François Bayrou, vous dites : "Ce n’est plus une crise grecque, c’est une crise touchant l’ensemble de la zone euro."

François Bayrou : C’était prévisible depuis longtemps parce que toute une partie de la zone euro - les pays du Sud comme on dit, c’est-à-dire la Grèce, le Portugal, l’Espagne l’Italie, mais aussi l’Irlande ou la France - sont en situation de déséquilibre tel qu’ils ont accumulé des dettes immenses. Naturellement, la question qui se pose maintenant est "peuvent-ils rembourser leurs dettes ?". Et comme on doute qu’ils puissent rembourser leurs dettes, ceux qui prêtent font ce que tous les prêteurs font depuis le début des temps quand ils ont des doutes : ils augmentent les taux d’intérêts. Et la montée des taux d’intérêt rend impossible le remboursement. Voilà exactement la situation dans laquelle on est ; on a raconté depuis le début des histoires, que cela ne touchait que des pays isolés. En vérité ça touche toute la zone et ceci est une situation de risque pour tout le monde, y compris naturellement pour la France.

Vous préconisiez dans votre programme économique le retour à une rigueur budgétaire ; disons une réduction massive des déficits à commencer en France ?

Oui, hélas, on n’a pas fait la réduction massive des déficits, on a fait l’explosion massive des déficits. Songez que les déficits, depuis le temps où j’ai fait cette campagne en 2007, ont été augmentés de 300 pour cent, même de 350 pour cent, c’est dire à quel point on en est. La question aujourd’hui n’est même plus prioritairement celle-là, la question aujourd’hui c’est : est-ce que la zone euro que nous formons ensemble fait ce qu’il faut pour se sauver ? Parce que le problème de la Grèce, c’est le problème de tout le monde, de tous ceux qui ont l’euro en partage. Hélas, la zone euro ne fait pas ce qu’il faut pour se sauver. Et comme elle ne fait pas ce qu’il faut pour se sauver, on se trouve dans une situation de péril extrême, toutes les bourses européennes le montrent. Mais la vérité c’est que c’est tous les citoyens qui se trouvent en situation de péril extrême, parce que si les taux d’intérêts explosent, les impôts devront augmenter dans des conditions massives pour rembourser les intérêts de la dette.

Alors que faut-il faire ? Par exemple, la Banque Centrale Européenne doit-elle être plus interventionniste ?

Tous les pays de la zone euro, et les pays de la Banque Centrale Européenne avec eux, doivent faire quelque chose tous ensemble : c’est dire que nous sommes tous décidés à défendre ensemble les dettes de chacun des Etats, on appelle ça mutualiser. Cette dette, au lieu d’être la dette d’Etats isolés, elle devient la dette de l’ensemble de la zone euro. Songez que la zone euro n’a aucune dette, donc elle a la capacité d’emprunter, d’apporter de l’aide et de sécuriser les projets de ces pays qui ont bien besoin qu’on leur donne un horizon.
J’ai été très choqué par les propos de Madame Lagarde hier, qui, deux jours après être arrivée au FMI, alors qu’elle disait auparavant que la Grèce faisait très bien, dit maintenant que cela ne suffit pas, qu’il faut que la Grèce adopte un plan de plus. Mais on ne peut pas mettre les peuples sous la menace d’un coup de sabre ou d’un coup de machette dans leur vie de tous les jours, dans les services publics ; il faut leur donner un espoir.

Vous espérez dire tout cela au Président Sarkozy ?

Je pense que c’est nécessaire aujourd’hui que tous les responsables politiques prennent leurs responsabilités. J’ai demandé audience au président de la République car il faut absolument que la France ait un message différent de celui qu’elle a eu jusqu’à ce jour pour qu’on ne tombe pas dans cet énorme risque qui nous est envoyé.

Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie nationale - Communauté : François BAYROU
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 13:16

http://media.senat.fr/VOD/gouvernement/2011/DG20110215-07-dependance-jegou.jpgIntervenant jeudi 7 juillet en séance publique au Sénat, lors du débat d'orientation des finances publiques pour 2012, Jean-Jacques Jégou, sénateur du Val-de-Marne et responsable du Budget, des comptes publics, et de la lutte contre les déficits au sein du Shadow cabinet, a estimé que "le redressement des comptes publics ne peut venir que de réformes ambitieuses et inscrites dans la durée".


Visionnez l'intervention de Jean-Jacques Jégou directement sur le site du Sénat en cliquant ici.

"Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le président de la commission des finances, monsieur le rapporteur général, mes chers collègues,

Chaque année, le Premier président de la Cour des comptes vient nous présenter son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques. Chaque année, tout le monde, sur toutes les travées, approuve le constat dressé par la Cour des comptes de l’état très dégradé de nos comptes et des perspectives alarmantes de nos finances publiques, ainsi que les solutions proposées par les magistrats de la rue Cambon.
Pourtant, chaque année, la situation est pire que l’année précédente, comme si nous étions incapables de mettre en œuvre les réformes préconisées par la Cour des comptes. Notre pays continue, en reportant et en retardant les réformes indispensables, à aller dans le mur, lequel se rapproche dangereusement !

Aujourd’hui, avec ce débat d’orientation des finances publiques, nous avons l’occasion d’évaluer la détermination du Gouvernement à réduire les déficits. En effet, si des règles juridiques, voire constitutionnelles, peuvent aider à la réduction des déficits en améliorant le pilotage des finances, le redressement des finances publiques est surtout une affaire de volonté et de courage politiques.

Que nous dit la Cour des comptes de cette volonté ?

Certes, en 2010, la situation des comptes publics s’est améliorée, avec une réduction du déficit public de 7,5 pour cent à 7,1 pour cent du PIB, c’est-à-dire de seulement 0,4 point. Pourquoi ce chiffre est-il aussi faible ? Parce que, comme le montre la Cour des comptes, malgré la diminution du coût du plan de relance, de nouvelles baisses d’impôts sont venues aggraver le déficit de 0,4 point de PIB. Sans ces baisses d’impôts, la réduction du déficit aurait été plus forte.

En 2011, la lente décrue du déficit se poursuit et celui-ci s’établira selon toute vraisemblance, comme vous l’avez indiqué, madame la ministre, à 5,7 pour cent du PIB. Mais cette diminution est largement mécanique, liée à la disparition des dernières mesures de relance et à l’amélioration de la conjoncture. Peut-on se satisfaire de ce résultat ? Non, car notre déficit reste bien supérieur au déficit moyen des autres pays de la zone euro, qui s’établit à 3,9 pour cent. L’Allemagne, quant à elle, finira l’année avec un déficit égal à 2 pour cent du PIB.

Notre niveau de déficit restera donc très élevé et, surtout – c’est d’ailleurs le plus inquiétant –, sa composante structurelle ne diminue pas. Le déficit structurel représente 5 pour cent du PIB, les éléments conjoncturels, la crise et le plan de relance ne représentant que 38 pour cent du déficit de 2010. La crise a donc bon dos pour expliquer l’ampleur de nos déficits et de notre dette...

Pour l’année 2011, il faut d’ailleurs espérer que nous tiendrons l’objectif de 5,7 pour cent du PIB, car il demeure actuellement quelques incertitudes quant à l’exécution du budget de 2011. En effet, des dépenses nouvelles sont apparues : une amende de 460 millions d’euros au titre de l’affaire des frégates de Taiwan, le plan pour l’emploi, le coût des opérations extérieures, les OPEX, et toutes les aides que nous devrons apporter au secteur agricole du fait de la sécheresse. Ajoutons à cela, en matière de recettes, le manque à gagner dû à la réforme de la fiscalité du patrimoine, qui n’est pas totalement financée, comme nous l’avons observé voilà une dizaine de jours."

Le Gouvernement se donne-t-il tous les moyens pour tenir ses engagements ?

"Pour la période 2012-2014, le Gouvernement a fixé pour objectif de ramener le déficit public à 5,7 pour cent cette année, à 4,6 pour cent en 2012, à 3 pour cent l’année suivante et à 2 pour cent en 2014. Cette programmation du Gouvernement en matière de réduction des déficits est ambitieuse ; se donne-t-il tous les moyens pour tenir ses engagements ? Il est permis d’en douter quand on constate qu’elle repose sur un cumul d’hypothèses favorables en matière de recettes et sur une prévision de ralentissement des dépenses dont la Cour des comptes estime le contour imprécis.

Tout d’abord, l’hypothèse de croissance semble particulièrement optimiste pour 2013 et 2014, et la prévision de l’élasticité des recettes surestimée. Quant aux mesures visant à limiter la croissance moyenne annuelle des dépenses pour les années 2012-2014, le Gouvernement ne les détaille pas précisément.

Arrêtons-nous un instant sur l’année 2012.

Les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat doutent que nous puissions finalement parvenir à un déficit de 4,6 pour cent du PIB, objectif pourtant incontournable si nous voulons avoir une chance d’atteindre 3 pour cent de déficit en 2013. Si le Gouvernement veut tenir son engagement de ramener le déficit à 4,6 points de PIB en 2012, il faudra faire un effort correspondant à 1,1 point, ce qui représente 22 milliards d’euros à trouver. Avec une croissance de 2 pour cent –hypothèse qui paraît assez raisonnable –,nous devrions pouvoir couvrir, grâce aux recettes spontanées, environ 0,4 point. Reste donc à gagner 0,7 point, en dépenses et en recettes.

Pour les dépenses, le Gouvernement maintient l’objectif de réduire de 10 pour cent les dépenses d’intervention : stabilisation des dépenses de guichet, réduction des dépenses d’intervention discrétionnaires de 13 pour cent, stabilisation de la masse salariale. Mais les rapporteurs généraux nous disent qu’il manquera 2 milliards d’euros, qu’il faut absolument trouver du côté des dépenses. Selon leurs analyses, le compte n’y est pas : il manque au bas mot 5 milliards d’euros de recettes et/ou d’économies supplémentaires pour atteindre cet objectif. On voit bien, notamment, que l’effort de réduction du déficit structurel est notoirement insuffisant, puisqu’il s’établit à seulement 0,55 pour cent du PIB pour 2012, alors qu’il devrait être de 1 pour cent, selon les engagements pris par le Gouvernement auprès de nos partenaires européens.

Malheureusement, cela confirme que le Gouvernement a trop tendance à ne s’appuyer, pour réduire le déficit, que sur l’évolution spontanée des recettes publiques, donc sur la reprise de la croissance, qui est toujours hypothétique, hélas !

Certes, comme le reconnaît la Cour des comptes, des efforts sont consentis en matière de maîtrise des dépenses en volume et en valeur. Toutefois, nous le savons, ce n’est que par un effort bien supérieur que nous pourrons réduire nos déficits structurels. On voit bien la difficulté pour le Gouvernement, année après année, de s’attaquer réellement aux dépenses de fonctionnement et d’intervention, qui représentent une masse considérable de près de 100 milliards d’euros. Pourtant, la Cour des comptes donne chaque année des pistes de réduction de ces dépenses.

Comment, dans ces conditions, ne pas douter de la volonté du Gouvernement de réduire les déficits à hauteur des engagements qu’il a lui-même pris devant les instances européennes ?

La situation demeure grave. Si nous voulons éviter l’emballement de la dette, il faut réduire drastiquement et rapidement ces déficits, qui, chaque année, se transforment en dette. Nos déficits restent beaucoup trop élevés de ce point de vue. Pour stabiliser la dette, il faut au moins abaisser le déficit à 3 pour cent du PIB. S’il demeure supérieur à ce chiffre, l’effet boule-de-neige continue et, alors que nous approchons de la zone dangereuse des 85 pour cent du PIB, nous risquons de voir notre endettement continuer de croître, ce que nous devons éviter par tous les moyens. Il y va de notre souveraineté nationale, et c’est indispensable pour conserver la confiance de nos créanciers. Si notre dette atteignait 90 pour cent du PIB, les marchés financiers et les agences de notation nous placeraient immédiatement sous surveillance.

Or, si nous ne réduisons pas notre déficit structurel, notre dette franchira ce seuil dès 2012, puis s’élèvera à 100 pour cent du PIB en 2016 et à 110 pour cent en 2020 ! À ce niveau d’endettement, les charges d’intérêts représenteraient 10 pour cent du montant des prélèvements obligatoires !

La Cour des comptes l’affirme très clairement : c’est un effort de 100 milliards d’euros que nous devons réaliser dans les cinq prochaines années pour réduire le déficit structurel, soit un effort de 20 milliards d’euros par an, ce qui correspond à un point de PIB. Ce n’est pas irréalisable.

C’est de toute façon le seul moyen pour écarter durablement les risques d’emballement de la dette publique et ramener celle-ci à 72 pour cent du PIB en 2020. Atteindre cet objectif nécessitera de la part des gouvernements successifs une volonté forte et continue. Le redressement des comptes publics ne peut venir que de réformes ambitieuses et inscrites dans la durée. Il y va, à terme, de la crédibilité de notre pays sur les plans européen et international.

Il faut donc aller beaucoup plus loin dans la maîtrise et la réduction des dépenses, en s’attaquant aux dépenses d’intervention et aux dépenses sociales, puisque 45 pour cent des dépenses publiques servent à financer des prestations sociales. Nous ne pourrons redresser la situation des finances publiques sans ralentir la croissance de ces prestations.

Dans le même temps, il faut préserver les recettes en évitant les cadeaux fiscaux et les baisses d’impôts inconsidérées. La Cour des comptes note justement que, à elle seule, la réduction du taux de TVA pour le secteur de la restauration a anéanti les huit années d’économies permises par le non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux !

Nous sommes plusieurs, ici au Sénat, à avoir dénoncé cette situation.

S’agissant des recettes, une augmentation de celles-ci semble indispensable, à côté de la maîtrise des dépenses, pour réussir le redressement des finances publiques. Je pense particulièrement aux finances sociales : nous n’échapperons pas à une hausse de la CSG et de la CRDS, compte tenu des déficits structurels, que la seule évolution de la masse salariale ne permettra pas de résorber. Mais nous serons tous d’accord pour dire que l’effort doit porter en priorité sur les dépenses fiscales et les niches. En matière de dépenses fiscales, nous devons faire mieux.

Les dépenses fiscales s’élèvent à environ 75 milliards d’euros et les niches sociales représentent 40 milliards d’euros, soit un total de quelque 115 milliards d’euros. Si nous ne parvenons pas à dégager 3 milliards d’euros d’économies sur un tel périmètre, c’est que nous manquons vraiment de courage et d’imagination.


Comme nous le disons depuis plusieurs années, il faut réduire de 8 milliards à 10 milliards d’euros le bloc des dépenses fiscales et des niches sociales. Ayons le courage de le faire ! Pour les niches fiscales, si l’on progresse, c’est lentement, au rythme de 2 milliards ou de 3 milliards d’euros chaque année, ce qui est notoirement insuffisant. Il faut à peu près doubler cette somme ; à moins de 8 milliards à 10 milliards d’euros d’effort annuel, il n’y aura pas de redressement significatif.


La crise financière, le problème de la dette dans la zone euro, l’état de nos comptes publics placent nos finances publiques et sociales au centre des préoccupations. Espérons que cela nous conduira à prendre conscience collectivement des efforts – et des sacrifices – à consentir pour rétablir nos finances publiques au cours des prochaines années.

Le message au Gouvernement est clair : il faut poursuivre et intensifier les efforts, en ne cédant ni à la tentation du relâchement, ni à l’illusion d’une amélioration spontanée des comptes publics grâce à la conjoncture et à la croissance. C’est un message adressé à la veille d’échéances politiques majeures, période propice aux promesses inconsidérées et irréalistes. Dans l’état actuel des finances de notre pays, elles n’en seraient que plus dangereuses."

Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie nationale - Communauté : Mouvement Democrate
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 13:23
François Bayrou a tenu, samedi 9 juillet, une conférence de presse en clôture du Conseil national du Mouvement Démocrate, qui se tenait à l'Assemblée nationale, à Paris.

Visionnez-la en vidéo !
Merci beaucoup. C’était donc la première réunion du nouveau Conseil national, puisque partout en France ont eu lieu des élections qui ont renouvelé le parlement du mouvement et qui ont en même temps renouvelé les responsables départementaux, avec des résultats intéressants, puisqu’il y a eu près de 50 pour cent de responsables nouveaux qui ont été élus. Le Conseil national est donc renouvelé à peu près pour moitié. Il est à la fois paritaire et représente l’ensemble du territoire national.

Cette rencontre du nouveau Conseil national élu est intervenue dans un climat très préoccupant pour la France et dans une période dans laquelle s’ouvre l’échéance majeure que nous connaîtrons l’année prochaine en France, c’est-à-dire les élections présidentielle et législative.

Le premier sujet brûlant a été illustré hier par l’annonce de chiffres catastrophiques pour le commerce extérieur de la France, puisqu’une nouvelle fois, et c’est la troisième fois depuis le début de l’année, on a battu le record de tous les temps du déficit extérieur de notre pays. Comme chacun l’imagine bien, quand un pays est obligé d’acheter à l’extérieur plus qu’il ne peut vendre, cela veut dire que c’est un pays qui s’appauvrit à un niveau qui n’a jamais été atteint en France depuis des décennies.

La perte sur les seuls 31 jours du mois de mai a été de 7,5 milliards d’euros et comme la perte avait déjà été de 7,2 milliards d’euros au mois d’avril, cela représente en deux mois 15 milliards de déficit, 15 000 millions d’euros qui ont été adressés à tous les pays qui nous entourent !

Cette situation est accablante pour notre pays et pour son avenir. Pour nous, c’est un grand sujet de préoccupation. Ceux qui nous suivent depuis longtemps savent que pour notre mouvement, c’est quelque chose d’extrêmement fort. Si nous n’inversons pas ce mouvement, le modèle français n’y survivra pas. Bien entendu, j’aurai dans les mois qui viennent l’occasion de m’exprimer sur ce sujet, parce que je crois que les conditions ne sont pas remplies pour que nous inversions cette hémorragie à laquelle la France est soumise. C’est l’incapacité à soutenir le projet national du pays qui est en cause.

Deuxième sujet extrêmement lourd, qui a été illustré par la polémique absolument infondée, qui a été lancée par le Ministre de l’Intérieur, à propos du rapport de la Cour des Comptes sur la sécurité du pays. Ce rapport dit une chose très simple : les résultats ne sont pas là et ne sont pas à la hauteur des annonces multiples, des réorganisations proclamées qui ont été faites dans notre pays.

Cela veut dire simplement que l’orientation générale de la politique de sécurité n’est pas la bonne et que les résultats ne sont pas au rendez-vous. C’est très préoccupant et très choquant pour les Français surtout de la part d’un Gouvernement qui a mis ce chapitre au premier rang de ses urgences et priorités. D’ailleurs on pourrait regarder de la même manière ce qu’est la réalité de l’immigration après la multiplicité des annonces qui, au travers du temps, ont été faites notamment entre les chiffres proclamés et la réalité du pays. Même dans les priorités du pays, on est devant une réalité que les Français jugent très sévèrement, presque douloureusement parce qu’ils savent que l’affirmation publique et en décalage avec la réalité. Par exemple, je reviens au commerce extérieur : quand le Gouvernement ou les responsables du pouvoir nous disent « la crise est derrière nous, nous dû faire beaucoup d’efforts mais aujourd’hui ça va mieux et on voit bien que la reprise est là, que la croissance est repartie » tout le monde sait intuitivement que ce n’est pas vrai.

Quand l’INSEE dégrade l’espérance économique de la France et ça a été le cas hier, en disant que l’on atteindrait pas au deuxième semestre les chiffres qui ont été envisagés et que l’on se contenterait d’un croissance de 0,2 points sur 3 mois, c’est-à-dire extrêmement loin des 2,5 pour cent qui ont été annoncés. L’INSEE ne fait que faire le constat des difficultés qui sont rencontrées par les Français dans la vie de tous les jours car ces réalités de bilan, les gens les vivent, ce n’est pas seulement des réalités que l’on voit de loin. Il faut donc préparer pour la France un avenir différent.

Cet avenir nous avons la capacité de le penser différent parce que nous avons choisi d’être indépendant et naturellement vous voyez à quel point les forces politiques, qui sont engagées dans des alliances mécaniques, qui ont d’ores et déjà choisi la dépendance à l’égard des deux grands partis ces partis-là, les partis traditionnels français et traditionnellement dominants, ces partis-là sont dans l’incapacité de parler parce qu’ils sont obligés de dire que, pour les uns que le bilan est bon et pour les autres ils noueront des alliances au second tour dont on connaît déjà la destination.

Nous pensons, et nous aurons des semaines pour le dire et le défendre, que les promesses qu'on fait et les solutions qu’on propose aujourd’hui, que ce soit la continuité ou l’alternance du PS, ne correspondent pas aux attentes et à la situation du pays. J'ai par exemple été heureux que Manuel Valls et Jean Marie Le Guen disent l’un et l’autre que ça n’était pas vrai qu’on créerait 300 000 emplois jeunes et qu’il n’était pas vrai qu’on reviendrait à la retraite à 60 ans. Cela signifie pour nous que, dans le pays, un certain nombre de réalités s’imposent. La nouvelle conscience qui en train d’apparaître selon moi, cela présage une démarche politique nouvelle pour la France et nous serons au rendez-vous de sa définition, de son élaboration et de sa préparation.

C’était un Conseil national de mobilisation, utile, et la prochaine rencontre en groupe que nous aurons ce sera notre Université de rentrée, les 16, 17 et 18 septembre à Giens, que nous abordons d'ores et déjà dans un esprit d’ouverture et de rassemblement.

Je suis allé à Angers samedi dernier, il y a exactement une semaine, à l’invitation de Jean Arthuis et de son organisation l’Alliance centriste. J’y suis allé pour dire que ce défi immense de redresser notre pays, nous devons le relever ensemble. Pas seulement avec ceux qu’on appelle « centristes », parce que je pense que la démarche de redressement dépasse même le Centre. Naturellement, les femmes et les hommes qui appartiennent à ce grand courant démocratique y ont toute leur place par vocation. Parce que le choix politique qui est le nôtre, qui est de construire une politique à partir de la vérité qu’on dit au pays, pas à partir de promesses, pas à partir de mensonges, pas à partir de faux semblants, mais à partir de la vérité qui est seule mobilisatrice. Je ne vais pas reprendre une citation historique qui disait que« seule la vérité est révolutionnaire », mais en tout cas, seule la vérité permet le redressement.

Nous croyons dur comme fer, dur comme béton à cette démarche qui part de la vérité pour arriver à la volonté politique. C’est notre maxime et c’est notre choix. En des temps aussi graves que je viens de définir et d’illustrer à l’instant, c’est la seule réponse possible q’une vie démocratique puissante et juste puisse trouver.

C’était l’ambiance et le climat et le mot d’ordre de ce Conseil national.
Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie nationale - Communauté : Mouvement Democrate
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