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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 11:55

3315698373_15f524fbca.jpgDimanche 25 septembre, les grands électeurs du Mouvement Démocrate ont été appelés aux urnes pour désigner les sénateurs de notre département.

Conformément à l’orientation politique votée à l’unanimité lors du Conseil départemental du 7 septembre 2011, nous avons exprimé notre soutien à Vincent Capo-Canellas, candidat de l’Union Centriste.

 

Deux élues MoDem, Nicole Rivoire (Maire-adjoint de Noisy-le-Sec) et Yamina Khélifi (Conseillère municipale de Pierrefitte) ont rejoint la liste « une équipe pour redresser la Seine-Saint-Denis ensemble » et tous les grands électeurs démocrates lui ont apporté leur suffrage.

Le soutien des élus du Mouvement Démocrate a été décisif et permet aujourd’hui à la famille centriste de disposer d’un porte-voix au Sénat.

Ce qui a réussi en Seine-Saint-Denis a échoué en Val de Marne. La candidature de Laurent Lafon (Nouveau Centre), face à Jean-Jacques Jégou (sénateur MoDem sortant) était évitable.

 

Pour gagner, il faut donc que la famille centriste soit rassemblée et indépendante !

     

Source : http://www.lesdemocrates93.fr/?p=1725

Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie départementale - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 12:07

4882450962_5e0a86526f.jpgEn procédant à des coupes budgétaires dans le milieu de l'hébergement d'urgence, le gouvernement a choisi de ne plus se préoccuper de l'urgence sociale. Au MoDem, un tel choix est contraire aux valeurs humanistes qui ont dicté le modèle français et européen de solidarité envers les plus démunis. On reconnaît une société civilisée à la manière dont elle prend soin des plus faibles. Le visage de la société qui est en train d’être modelé en la matière est contraire à l'idée que nous nous faisons de l'Etat et de la protection des plus faibles !!!

Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie locale - Communauté : Mouvement Democrate
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 09:02

http://www.modem17.com/wp-content/uploads/2011/07/UR-MD-2011.pngL’Université de rentrée est un moment privilégié où les participants peuvent, dans un même lieu, s’informer et se former, débattre et échanger avec d’autres militants et sympathisants, assister à des tables rondes avec des personnalités de premier plan et reconnues dans leur domaine.

 

Cette année, l’Université de rentrée s’inscrira dans la perspective des échéances de 2012. Elle aura donc une importance politique particulière, tant en interne pour l’organisation des échéances à venir que vis-à-vis de l »opinion publique, pour afficher notre force et notre mobilisation. C’est pourquoi je vous invite à y participer et à promouvoir cet événement auprès de ceux de vos amis qui pourraient être sensibles à nos idées et à nos propositions, que nous accueillerons volontiers.

 

Vous pouvez vous inscrire directement par internet, en cliquant ici. Vous trouverez également le bulletin d’inscription en cliquant ici. Je vous invite à vous inscrire le plus rapidement possible, surtout si vous souhaitez être hébergé : le nombre de places d’hébergement sur le site est limité !

 

Pour tout renseignement complémentaire, pour toute question, vous pouvez nous appeler au 01 53 59 20 65 ou nous écrire à l’adresse ur2011@lesdemocrates.fr

 

Les élus en formation doivent s’adresser directement à l’IFED sur le site http://www.ifed.fr/ ou par mail à l’adresse contact@ifed.fr

 

Les jeunes démocrates : tarif jeune au camping. Pour cela contacter l’équipe des jeunes démocrates au 06.76.93.30.90 ou par mail à l’adresse ur2011@jeunes-democrates.fr .

 

source: http://www.lesdemocrates93.fr/?p=1667

Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie départementale - Communauté : Jeunes Démocrates/MoDem
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 18:09

http://www.lemagazine.info/IMG/index-sylvie-goulard.jpglinkSylvie Goulard, députée européenne et responsable de l'Europe au sein du Shadow cabinet, était l'invitée d'Europe 1 le 17 juillet au micro d'Emmanuel Faux, qui l'a interrogée sur les difficultés des Etats membres à s'entendre sur la crise de l'euro. Elle a regretté que les gouvernements fassent "passer des considérations nationales avant leurs missions européennes" et a appelé à ne plus se conduire en "passagers clandestins de l'euro".



Emmanuel Faux : Ne trouvez-vous pas catastrophique cette Europe qui n’arrive pas à se mettre d’accord sur une date de sommet ?

Sylvie Goulard : Oui, mais c’est une crise des agendas des chefs d’Etats et de Gouvernements. Ce ne sont pas les autorités européennes au sens Commission ou Banque Centrale qui posent problème, ce sont les gouvernements qui sont censés jouer un rôle dans la gestion de l’Union Européenne et qui font passer des considérations nationales avant leurs missions européennes.

Malgré l’urgence du sauvetage de la Grèce ?


Malgré l’urgence du sauvetage de la zone euro dans l’intérêt de tous. C’est cela le plus grave.

On parlait il y a quelques jours du retour du couple franco-allemand comme moteur d’une Europe solidaire, et patatra ! Encore une fois Paris et Berlin ont des visions très différentes de cette solidarité.


Qu’il y ait des différences entre Paris et Berlin, c’est la vie du couple franco-allemand depuis les origines. Ce qui est vraiment préoccupant c’est qu’effectivement, en ce moment, on a l’impression que les autorités françaises et allemandes peinent à trouver un moyen de surmonter leurs divergences dans l’intérêt général. Une partie des problèmes actuels est même venue du fait qu’il y a quelques mois, les Français et les Allemands ont essayé d’imposer aux autres leur propre vision (par exemple, la participation du secteur privé contre l’avis de la Banque Centrale et sans avoir consulté personne). Donc il n’y a pas malheureusement de moteur franco-allemand qui travaille dans l’intérêt de l’Europe.

Si le sommet de jeudi prochain a bien lieu, il va s’agir de définir les modalités d’un nouveau prêt à Athènes, un deuxième prêt qui pourrait avoisiner dit-on les 110 milliards d’Euros, c’est cela ?


Vous savez, la situation est assez confuse mais c’est effectivement ce qui semble se profiler. Ce que je voudrais dire, c’est que depuis plus d’un an, on a l’impression que des décisions sont prises ; on ne peut pas dire que la création du fonds de stabilisation en mai 2010, la création d’un fonds permanent, ou plus généralement qu’un certain nombre de gestes importants n’ont pas été faits. Je crois qu’il ne faut pas non plus accabler l’Europe sans se rendre compte des ordres de grandeur qui sont en cause. A l’inverse, il n’y a pas eu de solutions qui soient authentiquement européennes et qui confortent les marchés que l’euro va tenir comme monnaie commune. Il y a des apports d’aides ponctuelles soumis à des vetos nationaux, ce qui n’est pas de nature à rassurer.

Et on a l’impression que face à la dette abyssale de la Grèce, les Européens, notamment les pays de la zone euro, n’arrivent pas à trouver de solutions durables, de remèdes solides.


C’est vrai qu’il s’agit de trouver des solutions après des années de désinvolture générale en Europe. Alors c’est vrai que certains vont mieux, la crise concerne un certain nombre de pays qui se sont surendettés et qui ont des politiques publiques qui ne sont pas correctes. Il y a aussi un vrai problème de réformes structurelles, c’est-à-dire que les pays du Sud ne sont pas suffisamment compétitifs, leur économie ne produit pas de quoi assurer les achats à l’extérieur, d’où cet endettement qui ne cesse de s’aggraver. Tout cela est la facture d’une décennie de mauvaise gestion, d’engagement pris par les gouvernements à Bruxelles et qui n’ont pas été respectés dans un certain nombre de pays. Tout le monde s’est considéré comme passager clandestin de l’euro ; on pouvait bénéficier des avantages sans avoir les contraintes.

Comment peut-on empêcher ce cercle vicieux (accroissement de la dette, plan d’austérité, baisse de la consommation, baisse de la croissance et donc aggravation des déficits nationaux) dans lequel on est engagé avec la Grèce ?


Il y a une difficulté considérable lorsque vous imposez des mesures d'assainissement des budgets notamment publics dans un laps de temps très court et de manière très brutale. D’un autre côté, je crois qu’il faut rappeler quelles ont été les augmentations de salaires pendant les dix ans qui ont précédés : les Grecs avaient laissé filer les salaires dans des proportions qui n’avaient rien à voir avec la productivité, rien à voir avec la moyenne de la zone euro et encore une fois il y a quelque chose à faire du côté des recettes fiscales. Un des graves problèmes de la Grèce, c’est l’évasion fiscale, c’est le fait que les hauts revenus ne sont pas taxés, et ça c’est un des problèmes qu’ont également les Américains. Quand vous permettez des politiques fiscales qui sont injustes, lorsque vous ne taxez que les plus modestes, les caisses de l’Etat ne se remplissent pas et vous créez des inégalités qui incitent les gens à s’endetter. Je suis d’accord avec la proposition de faire participer le secteur privé dans la solution.
La question, c’est qu’en général lorsqu’on l’a fait par le passé avec succès, on ne l’annonçait pas à grands coups de trompettes. On faisait un weekend, une réunion avec des banquiers, des assureurs, portes closes et le lundi matin, à l’ouverture des marchés on était arrivés à des accords qui impliquent le secteur privé. Le gros problème c’est qu’à l’automne dernier, les Français et les Allemands ont annoncé qu’à l’avenir, on ferait participer le secteur privé, ce qui n’a pas peu contribué à la dégradation de la situation en Irlande et en Portugal.

L’autre crise financière qui menace cette fois les Etats-Unis et, on a peine à le croire, mais si le Congrès américain ne fait pas ce qu'il faut pour relever le plafond de la dette qui est inscrit dans la loi, l’Amérique risque d’être déclarée en cessation de paiement le 2 aout. Dans ce compte à rebours qui met aux prises les Démocrates et les Républicains, Barack Obama s’implique de plus en plus personnellement. Peut-on imaginer sérieusement une faillite des Etats-Unis ?


Ecoutez, là vous avez besoin d’une voyante extra-lucide, pas d’un député européen. Je pense que les Américains ont le sens des responsabilités et qu’ils vont trouver une solution. Comme dans toutes les négociations, à ce stade, chacun bluffe pour essayer d'avoir le maximum d’avantages de son côté.
Ce qui est très frappant dans ce que dit le Président des Etats-Unis, c’est ce problème de l’équité des efforts. Il ne faut pas dire aux citoyens qu’il n’y a pas des efforts à faire après les erreurs de gestion absolument dramatiques. Je rappelle que dans notre pays cela fait trente ans que nous votons des budgets qui sont en déficit, et pas parce que nous avons équipé le pays d’énergies renouvelables ou de choses fabuleuses. Non, nous avons vécu au-dessus de nos moyens, dépensé, en dépenses de fonctionnement, un argent qui devra être remboursé par nos enfants. En revanche, il faut que l’effort soit juste, suffisamment étalé dans le temps pour ne pas créer la spirale dont vous avez parlé.

Certains dénoncent une indiscipline qui s’est poursuivie depuis la crise de 2008.


En Europe, ce n’est pas évident de créer une supervision européenne puisque les gouvernements ne sont pas toujours d’accord parce que ça les empêchent de faire leurs petites affaires avec leurs banques et leurs assureurs nationaux.

Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie nationale
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 17:26
François Bayrou, invité d'Europe 1 mercredi 20 juillet, a estimé que la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel prévue mercredi à Berlin est "un rendez-vous monté en urgence qui montre la gravité de la situation" et "les divergences" entre responsables européens sur cette question. Il a appelé à ce que ceux-ci "se décident à trouver un mécanisme de longue durée qui concerne tous les pays" et rassurent sur le fait que "la zone euro demeure solidaire".
Europe 1 : L’actualité c’est la crise de l’euro : le rendez-vous de dernière minute Merkel-Sarkozy aujourd’hui à Berlin vous rassure-t-il ? Le président prend-il la mesure de l’enjeu ?

François Bayrou : C’est un rendez-vous monté en urgence qui montre la gravité de la situation et qui montre aussi que les principaux responsables européens ne sont pas sur la même ligne. Alors ce qu’il faut, c’est voir l’importance de ce qui est en train de se jouer. Tout le monde dit qu’il s’agit de la Grèce, qu’il faut sortir la Grèce de la difficulté. Il ne s’agit pas de la Grèce, ou que secondairement. Il s’agit de nous, il s’agit des pays qui ont l’euro en partage et qui sont endettés, comme la France.

La question c’est d’abord de savoir si l’on va être solidaire vis à vis de la dette de la Grèce.

Je crois que c’est une question qui vient après. La première question c’est : voulons-nous sauver la crédibilité de l’euro ? Il faut suivre le raisonnement : qu’est ce qui frappe quand on regarde aujourd’hui les pays de la zone euro ? Ce qui frappe, c’est la montagne de dettes qui les écrase. La France est endettée de 1 700 milliards, c’est-à-dire mille sept cents fois mille millions. Et ce n’est pas en dessous de l’Italie, c’est au-dessus de l’Espagne, et l’Italie n’a plus de déficit principal.
Cette montagne de dettes qui nous écrase, pourquoi est-elle a peu près supportable encore ? Parce que les taux d’intérêt auxquels tous les jours nous empruntons. Il faut savoir que nous empruntons pour payer cette montagne de dette un milliard d’euros par jour. Nous pouvons supporter cela parce que les taux d’intérêts sont extrêmement bas, au plus bas qu’ils ont été depuis très longtemps dans l’histoire : autour de 3 pour cent ou 3,5 pour cent. Et si jamais nous abandonnons un des pays de la zone euro, alors tous les pays vont être jugés comme fragiles et donc les taux d’intérêts vont exploser. Et s’ils explosent, nous ne pourrons plus assumer notre propre charge de la dette. Cela veut dire qu’il faut que les dirigeants européens, demain et aujourd’hui, se décident pour trouver un mécanisme de longue durée, qui concerne tous les pays et qui rassure tous les investisseurs du monde sur le fait que la zone euro demeurera solidaire quoi qu’il arrive. Plus nous laissons apparaître de fissures et plus nous rendons fragile la zone Euro.

Pour être plus concret, si je vous comprends bien, plutôt que de laisser la Grèce quitter l’Euro, il faut que tous ensemble, nous ayons une bouée de sauvetage commune pour payer la dette sur un plus long terme dans le but d'éviter de se noyer collectivement ?

Il faut que cette dette européenne, d’une manière ou d’une autre, nous la garantissions tous ensemble. En mutualisant une partie de la dette, c’est une idée que je défends depuis deux ans maintenant, en émettant des obligations européennes. Ce qui est très frappant est que l’Europe en tant que telle n’est pas endettée. Et donc la Banque Centrale européenne et la zone euro doivent prendre une décision qui ne soit pas une décision au coup par coup, pas au goutte à goutte, mais une décision d’ensemble pour que nous montrions au monde que l’euro est une forteresse, que l’euro n’est pas une barque dans laquelle on accepte une voie d’eau.

Faut-il créer, comme aux Etats-Unis, des bonds du trésor européens en quelque sorte, que les Chinois nous achèteraient ?

Ce que je décris là, ce n’est pas une hypothèse, c’est une certitude. D’ici quelques mois, d’ici quelques années au plus tard, les Européens auront décidé sous la pression des événements que leur monnaie, ils la défendraient ensemble et non pas chacun dans son coin.

Pourquoi ne le fait-on pas aujourd’hui ? Pourquoi est-ce si compliqué de voir la France et l’Allemagne s’entendre, les 27 s’entendre ? Angela Merkel dit : "Il ne faut rien attendre de spectaculaire de ce sommet qui va commencer demain".

On ne le fait pas aujourd’hui parce que depuis trop longtemps, en Europe, c’est le chacun pour soi qui l’emporte. Et c’est même plus que ça, c’est le fantasme que les autres ont leurs propres affaires et que nous, nous avons nos propres intérêts. Or, il se trouve que ces intérêts sont communs. Tant qu’on ne comprendra pas que c’est ensemble que l’on défend le bien qui nous appartient à tous, qu’on défend la monnaie qui nous permet d’exister et qui nous sauve de la dette écrasante que nous avons laissé se créer de manière laxiste, on ne comprendra pas l’enjeu qui est devant nous.

Donc ce rendez-vous que le Président a à Berlin vous rassure-t-il ? Est-ce à la hauteur de l’enjeu ?

Je ne porte pas de jugement sur ce sujet, d’abord parce qu’on ne sait pas où ils en sont. Une des choses que j’ai regrettées est que le Président ne s’exprime pas devant le pays pour dire ce genre de choses, qu’on soit comme ça avec des points d’interrogations et pas avec des certitudes sur l’attitude la France. Ça vient aussi du fait qu’ils ne savent pas où ils vont finir, donc chacun essaye d’apporter sa pierre, c’est en désordre, et le désordre crée de l’angoisse et l’angoisse crée de la spéculation.

Vous assistiez hier aux Invalides à l’hommage rendu aux soldats tués en Afghanistan. Que pensez-vous de la situation de nos troupes là-bas ? Est-ce qu’il faut rentrer plus vite comme le dit Martine Aubry, au plus tard fin 2012 ?

D’abord, il y avait sept jeunes hommes qui avaient trouvé la mort et c’est la moindre des choses que les responsables publics du pays se réunissent autour de leur famille. Parce qu’il y a d’immenses émotions, chagrins et donc besoin de solidarité. J’ai trouvé ce geste bienvenu. Je rappelle que ce que nous faisons en Afghanistan a été décidé par un gouvernement socialiste alors que Jacques Chirac était président de la République, c’est-à-dire par, au fond, l’ensemble des courants politiques français. Ce que nous faisons en Afghanistan n’est pas une aventure. Nous avons décidé d’aller en Afghanistan pour empêcher le terrorisme international et les trafics de drogues, d’avoir une plate-forme à partir de laquelle ils pourraient mettre le monde en danger.

Puisque les Talibans semblent avoir gagné, faut-il rentrer plus tôt ?

Cette manière de baisser les bras, à mon avis, n’est pas acceptable et n’est pas juste. Les Talibans n’ont pas gagné, nous avons fait des progrès mais c’est un pays immense dans lequel les forces qui sont hostiles à la démocratie et à la liberté ont une place immense parce qu’elles ont des ressources immenses, en particulier grâce aux trafics de drogues.

On ne vous a pas entendu au moment de la polémique militaire du 14 juillet ?

S’il faut qu’on use sa salive à commenter toutes les bêtises qui vont être dites pendant une campagne présidentielle on risque d’être rapidement la bouche sèche. Franchement une déclaration contre le défilé du 14 juillet le jour même où l’on perd sept jeunes hommes c’est un peu attristant et je dois dire que critiquer Eva Joly sur ses origines n’étaient pas non plus la chose la mieux trouvée mais je suis sur que François Fillon le sait.

On parlait de l’euro, de l’Europe, ce sont des thèmes de l’ADN du centre, alors le centre, c’est vous c’est Jean-Louis Borloo ? Votre duel va laminer le centre.

Il n’y a pas de duel contrairement à ce que vous annonciez à l’ouverture de cet entretien. La question qui se pose, c’est : est-ce qu’on a un projet, un plan pour la France. Est-ce que ce plan est différent de la majorité actuelle ? C’est mon cas. On ne sait pas très bien où se trouve Jean-Louis Borloo ; à l’intérieur, à l’extérieur ? Quand on ne sait pas, si c’est dedans ou dehors, on n’a pas de réponse à la question. La seule question qui se pose c’est : est-ce qu’on peut sortir la France de la situation d’enlisement presque désespérée dans laquelle elle se trouve ? Peut-on faire en sorte que la France ressaisisse ses forces et avance. Et c’est à cette question qu’on jugera quel est le projet et la réponse du centre ?

Vous n’avez jamais songé à marier le MoDem avec la nouvelle Alliance Centriste de Borloo ?

Je ne veux pas entrer dans le panier de crabes. Tout le monde à l’intérieur s’entre-dévore ou cherche à se dévorer. Je ne suis pas dans ce jeu. La seule question qui me porte, c’est : est-ce qu’on peut proposer autre chose ? Pour le reste, les citoyens verront très bien la différence entre ce qui est original et fort et ce qui est des jeux politiques.

Quand direz-vous que vous êtes candidat pour 2012 ?

En tout cas ce ne sera pas aujourd’hui. L’élection de 2012 est une élection essentielle pour l’avenir du pays et je dirai ce qu’est ma vision de cet avenir pour que les Français s’y retrouvent. Aujourd’hui, il y a un tel bazar dans la vie politique qu’on ne sait plus quelles sont les lignes, quels sont les axes, où on va. J’essaierai de mettre la clarté maximum dans ce brouillard. Je m’exprimerai pour que les Français sachent quelles sont les questions et où l’on va.
 
Par modempresaintgervais - Publié dans : Vie nationale - Communauté : François BAYROU
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